Par Arlette Akoumou Nkou
Le climat électoral s’est tendu ce dimanche dans plusieurs centres de vote à travers le pays. À l’université de Ngaoundéré, les représentants des partis de l’opposition ont été expulsés manu militari du bureau de vote, les autorités locales justifiant la mesure par la “falsification” présumée de leurs mandats. Seuls les représentants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), arrivés avec des lots de cartes d’électeurs, ont été autorisés à rester sur place.
Une situation similaire s’est produite à Dschang, au bureau de vote de l’école La Vallée, où des tensions ont éclaté après que les représentants des partis politiques se sont vu interdire l’accès à la salle de vote. D’après plusieurs témoins, seul le représentant d’Elecam a été autorisé à siéger, provoquant la colère des représentants exclus.
En signe de protestation, les partis concernés ont appelé leurs militants à ne pas voter tant que la transparence du processus ne serait pas garantie.
Ces incidents s’ajoutent à une série de dysfonctionnements et de plaintes enregistrés depuis l’ouverture des bureaux de vote. Entre exclusions arbitraires, listes électorales contestées et soupçons de bourrage d’urnes, la crédibilité du scrutin est fortement mise en cause.
Dans plusieurs régions, des organisations de la société civile évoquent un climat d’intimidation systématique à l’encontre des représentants de l’opposition, tandis qu’Elecam continue d’affirmer que “le vote se déroule dans des conditions normales”.
