Par Joël Onana
Au sein du Social Democratic Front, la contestation gronde à nouveau autour de Joshua Osih. Dans un post publié sur Facebook, l’ancien secrétaire à la communication du parti, Denis Nkemlemo, s’est ouvertement moqué du président du Sdf. Il écrit que “tout ce bruit de 50 millions de caution pour finir avec 1 pour cent à l’élection” constitue, selon lui, une humiliation, ajoutant que “la honte dépasse la mort”.
Nkemlemo fait référence à la décision controversée prise sous la direction d’Osih d’imposer une caution interne de 50 millions de francs à tout militant souhaitant se porter candidat à la présidentielle au nom du parti. Un montant supérieur à la caution officielle de l’élection, fixée à 30 millions de francs, et qui avait suscité incompréhension et critiques.
La sortie de Nkemlemo remet en lumière le malaise interne. Plusieurs cadres du SDF réclament désormais ouvertement la démission de Joshua Osih, estimant que les résultats obtenus sous sa direction ne sont pas à la hauteur et que la ligne stratégique du parti doit être repensée.
Le Social Democratic Front, longtemps principale formation d’opposition au Cameroun, connaît depuis plusieurs années des tensions internes liées à sa réorganisation, à son positionnement politique et à l’héritage de l’ère John Fru Ndi. Les mauvais scores électoraux successifs ont accentué les critiques envers Joshua Osih, accusé par certains militants d’avoir éloigné le parti de sa base et affaibli son influence sur la scène politique nationale.
