Par Sandra Embollo
Une femme enceinte a perdu la vie, ainsi que son bébé, à l’hôpital régional de Bafoussam après que des membres du personnel soignant auraient refusé de l’admettre en urgence faute de paiement immédiat. Selon les témoignages recueillis sur place, la victime, en situation de détresse, aurait supplié pour une prise en charge pendant de longues minutes, sans obtenir l’assistance médicale nécessaire.
Des témoins affirment que le personnel aurait exigé des frais avant toute intervention. La femme aurait finalement succombé, entraînant la mort de l’enfant qu’elle portait. La scène a provoqué l’indignation des patients présents ainsi que des habitants du quartier, qui dénoncent un système de santé devenu inaccessible pour les plus vulnérables.
Les autorités sanitaires régionales n’ont pas encore réagi publiquement. Une enquête interne pourrait être ouverte afin d’établir les responsabilités et de clarifier les circonstances exactes de ce décès.
Les hôpitaux publics du Cameroun sont régulièrement accusés de refuser les soins d’urgence en l’absence de paiement préalable, malgré les obligations légales de prise en charge des cas critiques. Ce nouveau drame relance le débat sur la gestion des établissements de santé, la corruption et l’accès aux soins pour les populations défavorisées. Plusieurs organisations de défense des droits humains réclament depuis des années des réformes structurelles pour mettre fin à ces pratiques qui coûtent des vies.
