Par Ilyass Chirac Poumie
Le ton monte dans le paysage politique camerounais, mais certaines voix choisissent la voie de l’apaisement et de la reconnaissance. Depuis Douala, Joshua Osih, président du Social Democratic Front (SDF) et député, a publié une déclaration empreinte de lucidité et de patriotisme.
« Même si les résultats ne me sont pas favorables, le peuple s’est exprimé, et le verdict des urnes est clair. Nous en prenons acte, dans le respect total de la volonté souveraine du peuple camerounais »,
a affirmé le leader du Sdf, tout en appelant à la sérénité et à la confiance dans les institutions républicaines.
Il a souligné la pertinence de son projet de digitalisation de l’administration publique, afin d’assurer à l’avenir des élections plus transparentes et rapides. Tout en évoquant les irrégularités constatées, Osih a insisté sur la primauté de la stabilité nationale :
« Si un éventuel recours devait aller à l’encontre de la volonté clairement exprimée du peuple camerounais, nous nous abstiendrons de le poursuivre. »
Dans la même veine, Adamou Koupit, député de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), a déclaré que
« le peuple souverain s’est clairement exprimé en faveur du changement », appelant « tous les acteurs politiques à respecter cette volonté ».
Ces prises de position, encore isolées mais symboliquement fortes, illustrent un basculement progressif du paysage politique après une élection historique marquée par la revendication de victoire d’Issa Tchiroma Bakari. Elles traduisent aussi, pour beaucoup, une reconnaissance implicite du changement qui s’annonce.
La présidentielle du 12 octobre 2025 a profondément bouleversé la scène politique camerounaise. Alors que le Rdpc conteste la proclamation anticipée d’Issa Tchiroma Bakari comme vainqueur, plusieurs figures indépendantes et de l’opposition reconnaissent progressivement les tendances issues des procès-verbaux. Dans un climat tendu mais porteur d’espoir, les appels à la paix et à la transition démocratique se multiplient.
