Par Ilyass Chirac Poumie
La polémique enfle autour de l’organisation des obsèques de l’opposant camerounais Anicet Ekane. Dans un communiqué rendu public, le Manidem, par la voix de son responsable Bedimo Kouo, a annoncé que l’inhumation du leader politique serait organisée le 25 avril prochain.
Une annonce vivement contestée par une partie de la famille du défunt. Le Dr Muna Ekane, fils aîné d’Anicet Ekane, affirme que cette décision a été prise
« sans information ni concertation avec la famille et encore moins avec les enfants ».
Selon lui, ni les proches ni la majorité de la famille n’ont été associés aux discussions concernant les funérailles. Il évoque également une possible implication des autorités camerounaises, qu’il soupçonne d’agir en intelligence avec le parti politique du défunt.
Le fils aîné du leader nationaliste estime par ailleurs que cette situation pourrait expliquer la faible mobilisation observée jusqu’ici autour des obsèques. Il craint également que certaines décisions soient prises pour empêcher l’inhumation d’Anicet Ekane dans la ville de Bafoussam, localité à laquelle la famille demeure attachée.
Pour l’heure, le Manidem n’a pas réagi publiquement aux accusations formulées par la famille du défunt.
Figure historique du nationalisme camerounais et président du Manidem, Georges Théodore Anicet Ekane est décédé récemment, suscitant de nombreuses réactions dans la classe politique et la société civile au Cameroun. L’organisation de ses obsèques fait désormais l’objet de tensions entre certains responsables du parti et des membres de sa famille.
