Par Zobel A Mbon
Le Cameroun dispose d’un potentiel maritime et fluvial exceptionnel qui nécessite une transformation en levier de croissance durable », Cette orientation vise à réduire la dépendance aux importations en favorisant la production locale, notamment dans les secteurs agroalimentaire, de la construction et des énergies renouvelables.
Le pays compte 58 départements, dont 54 portent le nom d’un fleuve. Ces cours d’eau constituent des axes de transport inexploités qui pourraient désengorger les zones rurales où les productions pourrissent faute de moyens de transport adéquats.
Le Salon met en avant la nécessité d’implanter des usines de transformation sur les zones industrielles proches du port de Douala. Cette dynamique, soutenue par le programme d’import‑substitution, devrait générer des milliers d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, et réduire le coût du panier de la ménagère grâce à une offre locale plus abondante.
Les participants ont souligné l’importance d’inscrire les notions d’économie bleue dans les programmes scolaires, dès le cours préparatoire. « Former nos enfants à la gestion durable des ressources marines et fluviales, c’est préparer la main‑d’œuvre de demain», a déclaré monsieur Marc Mayo directeur général de centimètre cube.
Parmi les sujets brûlants, la question foncière dans les zones côtières a été évoquée. Un panel dédié, sera animé le vendredi 28 novembre 2025 par le Mindcaf, ( ministère du domaine, du cadastre et des affaires foncières) Il sera question d’examiner les solutions pour sécuriser les terrains nécessaires aux projets portuaires. Par ailleurs, le Cameroun perd chaque année 32 mètres de côte. Ce qui impose une gestion urgente de l’érosion côtière et des impacts environnementaux des activités maritimes.
Le groupe américain « Rythme Innover », spécialisé dans les solutions portuaires durables, a annoncé son intention d’investir dans le projet de « coastal renewal » au Cameroun. Cette collaboration devrait contribuer à moderniser les infrastructures portuaires et à renforcer la résilience du littoral. Le Salon maritime et portuaire d’Afrique se poursuivra jusqu’au 28 novembre avec des visites de sites, des démonstrations d’équipements et des rencontres B2B. Les organisateurs espèrent que les échanges de ces trois jours traduiront en projets concrets le slogan de l’événement : faire du port de Douala le moteur d’une économie bleue inclusive et durable pour le Cameroun et la sous‑région.
