Par Arlette Akoumou Nga
Nouvel épisode dans la crise interne qui secoue le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Alors qu’hier encore l’avocat Me Simh et d’autres responsables du parti confirmaient l’exclusion d’Okala Ebode, ancien trésorier adjoint, la ligne officielle semble vaciller.
Ce matin, Mamadou Mota, première vice-présidence du Mrc, a déclaré qu’« aucune décision définitive n’a été prise », laissant entendre que le sort d’Okala Ebode n’est pas encore scellé. Cette contradiction publique interroge sur l’existence d’un revirement stratégique ou d’un manque de coordination au sein de la direction.
L’affaire intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par les accusations d’indiscipline interne et les tensions idéologiques révélées par la récente missive d’Okala Ebode, très critique vis-à-vis de l’orientation actuelle du parti.
Le Mrc traverse depuis plusieurs mois une période de recomposition interne, accélérée par les enjeux post-électoraux. Okala Ebode, cadre influent, avait publié une lettre dénonçant « l’hérésie politique » que représenterait un rapprochement avec d’autres forces d’opposition, exacerbant les divisions. L’annonce contradictoire de son exclusion illustre la fragilité de la gouvernance interne du parti.
