Par Mon’Esse
L’Union européenne (UE) a officiellement mis fin à l’accord de partenariat volontaire (APV) sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux des bois et produits dérivés (Flegt) avec le Cameroun, en vigueur le 1er décembre 2011.
Près de la moitié des exportations totales de bois du Cameroun sont dirigées vers les marchés européens, le bois étant le troisième produit le plus important après le pétrole et le cacao. L’UE rappelle que toutes les expéditions de bois et de produits dérivés en provenance du Cameroun, à destination de son marché, devraient être conformes à son règlement sur le bois, qui exige des opérateurs qu’ils effectuent des vérifications de diligence raisonnée pour s’assurer que les produits du bois qu’ils mettent sur le marché de l’Union sont légaux mais qu’à ce jour, son partenaire n’a pas pleinement mis en place le système de vérification de la légalité du bois et ne peut donc pas bénéficier d’une autorisation Flegt.
L’UE estime que
«le Cameroun n’a pas été en mesure de respecter ses obligations au titre de l’APV au cours de ces dix dernières années et que la gouvernance du secteur forestier s’est dégradée malgré l’existence de l’APV».
Elle note que les exportations de bois ont été réorientées vers les marchés asiatiques, notamment la Chine et le Viêt Nam, qu’une grande partie du bois commercialisé provient de l’exploitation illégale des forêts, ce qui prive le gouvernement camerounais de revenus et les communautés locales d’avantages partagés.
L’UE constate, avec inquiétude que le Cameroun occupe la 140è place sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption, et prie instamment le gouvernement de Yaoundé de s’employer à mettre un terme à la corruption généralisée et à lutter contre les autres facteurs qui alimentent l’exploitation illégale et la dégradation des forêts.
