Par Armand Soussia
Il a défendu le rôle du secteur privé comme moteur indispensable de création d’emplois, de stabilité sociale et de transformation économique durable pour la région.
La création d’un fonds d’investissement dédié aux PME-PMI productives.
L’ambition économique du Septentrion, pilier de la sous-région, s’est articulée autour de priorités claires. Le développement doit passer par la modernisation des chaînes de valeur stratégiques, notamment le bétail, la viande et le cuir, secteur phare de la Notacam, ainsi que les agro-industries, l’artisanat productif et les énergies renouvelables.
Pour y parvenir, un accès facilité au financement est crucial, nécessitant des mécanismes de garantie bancaire adaptés, des lignes de crédit dédiées et la création d’un fonds d’investissement substantiel dédié aux PME-PMI productives.
Un partenariat tripartite UE, GECAM et Administration camerounaise.
L’ouverture aux marchés internationaux constitue le troisième pilier de cette stratégie. Adamou Siddiki a insisté sur la nécessité de normaliser et de certifier les produits locaux pour leur accès au marché européen. Cela implique la création de laboratoires régionaux d’innovation, le développement d’infrastructures logistiques spécialisées et la mise en place de chaînes du froid. Pour garantir l’efficacité des actions, il a proposé un partenariat opérationnel tripartite entre l’UE, le GECAM et l’Administration camerounaise.
Le Septentrion veut des investissements, pas seulement de l’aide
Le message final a été sans équivoque. Le Septentrion ne sollicite pas une assistance, mais réclame des investissements structurants. Face à une Union européenne à l’écoute, cette position affirme la volonté de transformer la région en un pôle de croissance et de stabilité pour toute l’Afrique centrale. La balle est désormais dans le camp des décideurs européens pour traduire ce plaidoyer volontariste en engagements financiers et programmatiques concrets.
