Par Joël Onana
Selon les premières informations disponibles, deux camions sont entrés en collision frontale dans des circonstances qui restent à déterminer. La violence du choc a causé d’importants dégâts matériels, les deux véhicules ayant été lourdement endommagés.
Pour l’heure, aucun bilan officiel concernant d’éventuelles victimes n’a été communiqué. La collision provoque toutefois d’importantes perturbations de la circulation sur cet axe particulièrement fréquenté.
Les circonstances exactes de l’accident restent à établir.
La nationale n°3 est l’un des axes routiers les plus stratégiques, mais aussi les plus accidentogènes du Cameroun. Elle supporte une importante circulation entre Douala et Yaoundé, avec notamment de nombreux poids lourds acheminant des marchandises depuis ou vers le port de Douala.
Au fil des années, plusieurs accidents meurtriers impliquant des camions, des autobus de transport interurbain et des véhicules particuliers ont été enregistrés sur cet itinéraire, notamment dans les secteurs de Pouma, Édéa, Sombo et Matomb. Les collisions frontales et les sorties de route y sont régulièrement signalées.
À cette forte accidentalité s’ajoute l’état de certains tronçons de la nationale n°3. Malgré les travaux d’entretien et de réhabilitation menés périodiquement, des usagers dénoncent régulièrement la dégradation de la chaussée par endroits, avec des nids-de-poule, des déformations, des accotements dégradés et des portions nécessitant une vigilance accrue. Le passage continu des poids lourds contribue également à exercer une forte pression sur cette infrastructure.
L’état de la chaussée ne peut toutefois être présenté, à ce stade, comme la cause de l’accident survenu mercredi à Pouma. Les enquêtes devront déterminer les circonstances de la collision. Sur l’ensemble de l’axe, excès de vitesse, dépassements dangereux, fatigue au volant, état technique des véhicules et cohabitation entre véhicules légers et poids lourds figurent également parmi les facteurs de risque régulièrement évoqués.
La situation remet une nouvelle fois en lumière les enjeux liés à la sécurisation de la liaison Douala-Yaoundé, alors que l’achèvement de l’autoroute entre les deux principales villes du pays est attendu depuis plusieurs années comme une alternative à la nationale n°3.
