Par Joseph OLINGA N.
Alors que le gouvernement camerounais évalue à 16 le nombre de citoyens morts sur le front Russo-Ukrainien, la réalité sur le terrain est plus dramatique. Dans un rapport publié par l’organisation non gouvernementale Inpact/ All Eyes on Wagner l’on apprend que le nombre de camerounais tombés dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine est de 96 personnes. Un chiffre à revoir à la hausse. Un étudiant camerounais en Russie indique en effet que “entre la mise en forme de ce rapport et sa publication, nous avons eu vent de la mort d’au moins 20 autres camerounais.” Des camerounais qui selon la même source sont identifiés comme des anciens personnels de l’armée, de la gendarmerie ou de la police camerounaise. “Il y a aussi des gens qui n’ont pas un statut précis. Disons des aventuriers qui vivent de tous les boulots qui se présente.” Mais aussi des étudiants. “La précarité que nous vivons ici et les offres qui sont faites par les réseaux de recrutement ont décidé beaucoup d’étudiants à s’engager dans les rangs.” Notre source précise par ailleurs que “Les camerounais sont engagés de part et d’autre du front. Dans l’impossibilité de faire la jonction des victimes des côtes russes et ukrainiens, on ne peut que s’en tenir aux chiffres qui circulent.”
L’organisation non gouvernementale Inpact/ All Eyes on Wagner indique que prêt de 500 camerounais seraient enrôlés dans les groupes russes et ukrainiens. Un nombre qui représente le tiers des africains régulièrement identifiés par les enquêteurs de cette organisation.
Selon l’organisation non gouvernementale Inpact/ All Eyes on Wagner, plus de 300 africains sont déjà morts dans la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine. Un chiffre exprimé au rabais, soutient, une fois de plus, notre source en Russie. Une difficultés à établir un décompte fiable qui est aussi liée à la faiblesse des regroupements communautaires camerounais et africains “surtout du côté de l’Ukraine” souligne notre source.
