Par Mon’Esse
La section urbaine de l’autoroute Yaoundé-aéroport de Nsimalen, initialement prévue à 379,5 milliards TTC, coûtera finalement 434 milliards de francs pour 12,3 kilomètres, révèle le Document de programmation économique et budgétaire du Cameroun pour 2026-2028.
Les travaux de cet axe sont censés désengorger la capitale camerounaise, et le projet piétine depuis deux ans.
La construction de cette phase II a été confiée aux entreprises locale Buns et française Razel, en remplacement de précédents prestataires chinois et égyptiens.
Au total, les coûts cumulés de construction de cette autoroute, lancé en 2013 pour 154 milliards de francs, ont été doublés 12 ans plus loin.
Interrogé par le Groupement intercommunautaire du pays (Gicam) par rapport aux coûts élevés des infrastructures routières dans le pays le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, avait expliqué que les coûts critiqués sont fille «des options techniques telles que la vitesse de référence, la taille de la plateforme de référence et grevés par les indemnisations, les intérêts moratoires et la prise en compte des aménagements sociaux connexes».
Selon la Banque Mondiale, la construction des routes au Cameroun coûte deux à six fois plus cher que dans les pays africains de niveau de développement comparable.
