Par Joseph OLINGA N.
Il tisse sa trame dans un optimisme que seul peut faire montre le comptable et opérateur économique de renom qu’il est d’ailleurs. Président du Mouvement patriotique pour le changement du Cameroun (Mpcc), Jean Blaise Gwet est persuadé que les crises multiples que connaît le Cameroun sont des conséquences de la mauvaise répartition des richesses entre les composantes sociales du pays.
Déjà en lice lors de l’élection présidentielle de 2018, le candidat du Mouvement patriotique pour le changement du Cameroun, qui rempile pour la présidentielle prévue au mois d’octobre prochain soutient que son cheval de bataille est d’intensifier la production économique et, surtout, mettre en place des mécanismes promouvant une répartition équilibrée entre les différentes régions du Cameroun.
Natif de la ville de Mbalmayo, dans la région du Centre, ce fils de combattant indépendantiste soutient que si la crise anglophone n’est pas résolue dans le schéma proposé, le pays pourrait glisser vers de nombreuses autres tensions. Pis, la multiplication de ces foyers de tension pourrait entraîner le Cameroun vers une crise sécuritaire d’envergure.
Décentralisation concertée
Adepte d’une “décentralisation concertée”, l’homme né il y a 68 ans propose de soumettre la question de la forme de l’Etat à un reférandum. A priori, Jean Blaise Gwet pense que “Nous pouvons adopter un plus fort régionalisme, sans pourtant aller vers le fédéralisme.” Le candidat déclaré à l’élection présidentielle soutient aussi que le plus important est de mener une réflexion collective sur la formule à adopter pour la préservation de l’unité nationale.
Le candidat du Mouvement patriotique pour le changement du Cameroun ne se fait pas d’illusions sur la capacité de l’actuel chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a changer le contexte que vivent les camerounais. Jean Blaise Gwet propose un changement à la tête de l’Etat. De même qu’il suggère vivement l’aménagement d’un statut pour les anciens chefs d’Etat.
Réconciliation nationale
La réconciliation nationale que le candidat du Mpcc à l’élection présidentielle prône s’ouvre au retour de la dépouille du premier chef de l’Etat camerounais, Ahmadou Ahidjo, inhumé à Dakar au Sénégal. La facilitation du retour des camerounais disseminés dans la diaspora.
Dans la même perspective, Jean Blaise Gwet pense que la “révolution” nécessaire au nouvel essor du Cameroun doit se faire avec la prise en compte des apports des anciens dignitaires emprisonnés dans le cadre de l’Opération Epervier.
