Par Arlette Akoumou Nga
Joseph Antoine Bell a une nouvelle fois exprimé son scepticisme quant au style de gestion de Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot. Intervenant sur Radio Balafon, l’ancien international a estimé que les qualités d’un grand footballeur ne garantissent pas celles d’un bon dirigeant. Selon lui, l’erreur majeure consiste à croire qu’une carrière prestigieuse offrirait automatiquement la légitimité et les aptitudes requises pour piloter une institution sportive nationale.
Bell illustre son propos en affirmant qu’un élève, fraîchement sorti du lycée, ne peut revenir gérer ce même établissement sous prétexte qu’il y a obtenu son diplôme. Il souligne que la gestion d’une organisation comme la Fecafoot exige une expérience administrative approfondie, une maîtrise des procédures et une vision collective dépassant les ambitions personnelles.
Ses propos interviennent dans un contexte où la fédération traverse de nombreuses turbulences, marquées par des tensions internes, des critiques sur la gouvernance et des débats continus autour du leadership de Samuel Eto’o. Pour Bell, l’enjeu dépasse les personnes et concerne l’avenir du football camerounais, qui requiert selon lui une gestion plus rigoureuse, apaisée et professionnelle.
Joseph Antoine Bell, figure respectée du football camerounais, multiplie depuis plusieurs années les prises de position sur la gouvernance sportive. Samuel Eto’o, élu président de la Fecafoot en décembre 2021, fait face à des contestations récurrentes, notamment sur la transparence, la gestion financière et les relations avec les acteurs du football local. Les divergences publiques entre les deux anciens Lions reflètent les fractures internes d’un football camerounais en pleine recomposition.
