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Cameroun | Journée internationale de la femme: Un défenseur des droits humains alerte sur la présence de bébés en prison

À l'occasion de la célébration, hier, de la journée internationale de la femme, le coordonnateur national de la plateforme internationale de la société civile pour la démocratie, Hilaire Kamga, publie une analyse juridique décriant la présence de nourrissons à la prison centrale de Bamenda. Une situation qu'il juge contraire aux conventions internationales des droits de l'enfant.

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Par Serge Aimé BIKOI

L’auteur fait un plaidoyer pour les bébés détenus à Bamenda. Le défenseur des droits humains tire la sonnette d’alarme sur une situation qu’il juge, juridiquement et moralement, inacceptable : la présence de nourrissons dans la prison centrale de Bamenda. Dans une note d’analyse juridique rendue publique, le Juriste et parrain de la campagne “No babies behind bars” dissèque les implications légale et humanitaire de cette situation qu’il considère comme une violation grave des obligations internationales du Cameroun en matière de protection des enfants.

Au cœur de cette alerte figurent deux bébés, Leticia et Sera, âgés de quelques mois seulement, qui vivent, depuis plusieurs mois, dans un environnement carcéral à la suite de la détention de leurs mères. Dans son analyse, H. Kamga rappelle que plusieurs civils ont été arrêtés le 24 juin 2025 dans le village de Bamessing, dans le département de Ngoketunjia, région du Nord-Ouest avant d’être placés en détention dans le cadre d’une procédure engagée devant le tribunal militaire de Bamenda. Parmi les personnes interpellées, figurent deux femmes accompagnées de leurs nourrissons âgés de trois et quatre mois au moment de leur arrestation.

Pour le leader de la société civile, la présence de ces enfants en prison constitue une privation de liberté sans base légale, puisqu’aucune décision judiciaire n’a ordonné leur détention. Selon l’auteur, cette situation revient à imposer une sanction pénale indirecte à des enfants qui n’ont commis aucune infraction, en contradiction avec le principe fondamental de responsabilité pénale individuelle. Dans sa réflexion juridique, le Juriste insiste, singulièrement, sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, consacré par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ainsi que par la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

“À cet âge, explique-t-il, un nourrisson dépend totalement de son environnement pour sa survie, sa santé et son développement. Or, un établissement pénitentiaire ne peut offrir les conditions sanitaires, nutritionnelles et affectives nécessaires à un enfant de quelques mois. Dans ces conditions, maintenir ces bébés en prison constitue, selon l’auteur de l’analyse, une atteinte directe à leur droit à la dignité, à la santé et au développement”.

Les prisons ne sont ni conçues, ni équipées pour accueillir des enfants en bas âge. Par conséquent, le défenseur des droits humains conclut à la thèse selon laquelle la présence prolongée de nourrissons dans un environnement carcéral peut, dans certaines circonstances, être assimilée à un traitement cruel, inhumain ou dégradant, au regard des standards internationaux de protection des droits humains.

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