Par Mon’Esse
Les avocats de feu le leader du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), Anicet Georges Ekane, ont adressé, lundi au secrétaire d’Etat camerounais en charge de la gendarmerie, Galax Etoga, une demande de levée des restrictions administratives et judiciaires pesant sur le corps du défunt, disparu en détention le 1er décembre dans la capitale, Yaoundé.
Dans cette correspondance, parvenue le lendemain matin à la rédaction, Mes Hippolyte T. B. Meli et Emmanuel Simh estiment que lesdites restrictions ne permettent pas, pour l’instant, aux ayants droits, de rentrer en possession du corps du disparu, pour l’organisation des obsèques.
«La famille a déjà engagé les préparatifs pour l’organisation desdites obsèques et prendra en charge les frais de morgue dès votre décision de main levée des restrictions.»
Le corps de M. Ekane, a été déposé par les autorités à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé, où une autopsie a été réalisée le 3 décembre malgré l’opposition de sa famille, qui émettait des réserves sur l’intégrité des légistes désignés par le gouvernement et souhaitait adjoindre à cette équipe d’experts indépendants.
Le président du Manidem, mort à 74 ans, a passé plus de 38 jours en détention, sans être jugé et sans accès à des soins appropriés.
Il s’opposait à la réélection de Paul Biya, 42 ans au pouvoir au Cameroun, à l’issue du scrutin du 12 octobre.
