Par Serge Aimé BIKOI
Le Sdf s’engage à resserrer ses rangs pour affronter les élections locales de 2026. Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier fait son aggiornamento et reconnaît les lacunes que la formation politique dont il tient les rênes a commises. Au cours de ce scrutin, , le candidat du parti de la balance a obtenu un score faible d’1% comparativement à la présidentielle de 2018, où il avait eu un pourcentage plus élevé de 3%. D’emblée, Joshua Osih lance une boutade et fait savoir que la présidentielle dernière était un match entre deux diables. Partant de cette boutade, Le chairman du Social democratic front(Sdf) tire les enseignements de ce scrutin majeur. “Nous avons constaté les lacunes en interne, ce qu’il fallait corriger. Nous avons aussi appris beaucoup de leçons lors de cette élection et nous sommes en train de parer à ces lacunes et d’employer ses leçons pour être encore deux fois plus fort lors des municipales et législatives”, indique Joshua Osih.
La page de la présidentielle 2025 étant tournée, le leader national du Sdf s’apprête, d’ores et déjà, à affronter les élections locales, qui pointent à l’horizon. L’homme politique cherche à atteindre, pour ce faire, des enjeux financiers. L’homme politique appelle ses camarades militants et cadres du parti à investir leurs moyens financiers pour compétir dans des circonscriptions administratives pour les législatives et dans des communes pour les municipales. “Nous avons constaté au Cameroun que les élections sont axées sur les moyens financiers et nous l’avons même vécu avec les Hommes de médias. Nous devons donc nous préparer en conséquence pour ces élections qui sont devant nous. Et ce n’est pas aux partis politiques de financer les candidats, mais aux candidats de se financer et à leur entourage”.
Le Sdf affirme donc être prêt à remobiliser sa machine électorale et atteindre de nouveaux défis en termes de reconquête de l’espace politique. Ces élections décentralisées imposent donc un redéploiement systématique de l’ensemble des militants et cadres appelés à renflouer leur besace pécuniaire pour investir autant de listes de candidatures. Mais, Le chairman est confiant que cette tâche ne sera guère une sinécure. Ainsi qu’il affirme: “Nous pensons que nous aurons des problèmes au vu de l’ampleur des besoins financiers des candidats. Nous aurons des problèmes pour avoir les candidats à la hauteur des attentes de l’environnement politique d’aujourd’hui parce que c’est devenu quelque chose d”intenable, ce qui est attendu d’un candidat. Mais, nous travaillons tous les jours et la première des choses qui est importante dans ce cas de figure, c’est que les candidats soient au courant de cette contrainte, de cette réalité-là et de commencer à se préparer aujourd’hui, payer sa caution et faire plaisir aux électeurs et d’aller les élections”.
La balle est, désormais, dans le camp des membres du parti de la balance pour réaliser ce challenge. En rappel, c’est la première réunion du comité exécutif national du Sdf qui se tient depuis le déroulement de l’élection présidentielle du 12 octobre. Les résolutions et recommandations de ces assises sont attendues.
