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Cameroun | Licenciement abusif: Un ancien employé à l’ambassade des États-Unis à Yaoundé rétabli dans ses droits

Le Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi a prononcé le délibéré lundi, en faveur de Banka Julius Che, ancien employé de l'ambassade des États-Unis à Yaoundé. Il a finalement eu gain de cause relativement au contentieux qui l'opposait à son employeur.

by Panorama papers
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Par Serge Aimé BIKOI

Souvenez-vous en 2018 Banka Julius Che avait été licencié par l’ambassade des États-Unis à Yaoundé. Il avait été informé brusquement de son licenciement, une décision qu’il avait jugée non seulement injustifiée, mais aussi motivée par des raisons inacceptables, notamment des allégations de harcèlement. Sept ans après, l’ancien employé de l’ambassade des États-Unis à Yaoundé a, après un long feuilleton judiciaire, gagné son procès.

Son conseil se dit satisfait de la sentence rendue par le Tribunal de grande instance du Mfoundi.

“En tenant les missions étrangères et les entreprises multinationales responsables de leurs actes au Cameroun, cette affaire démontre que le gouvernement camerounais a le devoir de protéger ses citoyens, en particulier les jeunes sur le marché du travail contre l’exploitation et les abus. Nous saluons cette occasion de mettre en lumière l’importance du respect des droits du travail et de veiller à ce que toutes les entités opérant au Cameroun se conforment aux lois et règlements locaux. Nous espérons que cette affaire fera jurisprudence pour les cas futurs et favorisera un environnement de travail juste et équitable pour tous les Camerounais”,

lance Me James Epo Francis.

L’avocat de Banka Julius Che se réjouit de poursuivre ce travail important en collaboration avec les parties prenantes concernées afin de protéger les intérêts des travailleurs camerounais. À la question de savoir si la justice a été équitable, le conseil de l’ancien employé de l’ambassade des États-Unis à Yaoundé indique sans ambages:

“La justice a été équitable, car l’ambassade des États-Unis a manqué de respecter les lois et règlements locaux du Cameroun. Cette décision créé une jurisprudence. Certes, il s’agit d’un premier cas de ce genre, mais à l’avenir, les choses évolueront assurément dans le bon sens. Si les États-Unis peuvent agir de la sorte au Cameroun, l’on peut imaginer ce que font les autres ambassades et multinationales dans notre pays”

À la lumière de l’intervention de l’avocat au barreau du Cameroun, cette décision établit un précédent : quiconque vient au Cameroun doit respecter les droits du travail et la jeunesse.

“Si dans leur culture, la pratique de l’homosexualité est acceptée, cela n’est pas permis au Cameroun. De la même manière que la polygamie est permise ici, mais interdite aux États-Unis et les Camerounais qui y vivent respectent ces lois. Il en va de même pour ceux qui viennent ici. Ils doivent respecter nos lois”,

explique Me J. Epo Francis.

Au bout du compte, Me J. Epo Francis conclut à la thèse selon laquelle

“Licencier un travilleur simplement parce qu’il a été approché par un homosexuel est ridicule. Cela viole tous les droits humains et le jugement rendu est une très bonne décision”.

En rappel, le contentieux opposant Banka Julius Che à son employeur remonte en 2018. Selon des sources proches du dossier, son licenciement aurait été précédé de tensions avec certains membres de la direction de l’ambassade. Il avait été rapporté que Banka avait refusé des avances non sexuelles de son superviseur. Toute chose ayant conduit à un climat hostile et, finalement, à son renvoi. Depuis lors, il avait intenté une procédure judiciaire contre l’ambassade, qui était encore pendante jusqu’à ce lundi, 8 septembre 2025, jour où le verdict lui a été, in extremis, favorable.

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