Par Joseph OLINGA N.
Au cours de l’année 2025, la Commission nationale anti corruption (Conac) à enregistré et traité plus de huit (08) mille dossiers de dénonciations.De l’aveu même de l’organe, seulement 23 personnes ont été interpellé du fait des flagrants délits de corruption. Une mousson bien maigre dans un environnement où les actes de corruption sont perceptibles et visibles dans tous les secteurs. Une réalité qui maintient d’ailleurs le Cameroun au 140e rang sur 180 pays répertoriés par Transparency international.
Pour justifier ses résultats, la Commission nationale anti corruption évoque la faiblesse du cadre institutionnel qui ne lui permet pas d’appliquer des sanctions contraignantes aux présumés corrupteurs et corrompus. Des raisons pour lesquelles le président de la Conac, Dieudonné Massi Gam’s nourrit de grands espoirs sur l’adoption du projet de loi contre la corruption introduite au cours de l’année 2025 au parlement. Une loi qui permettrait à la Conac d’appliquer des sanctions allant des amendes aux emprisonnements à l’encontre des personnes présumées et coupables d’abus de pouvoir ou de détournements des deniers publics.
Avec une note estimée à 26 sur cent dans les indices de perception de la corruption de Transparency international en 2025, la Commission nationale anti corruption indique avoir détecté des détournements directs estimés à quatre (04) milliards de Francs Cfa. Dans le même temps, l’organe indique avoir recouvré huit (08) milliards de Francs Cfa au profit du Trésor public. Une mousson rendue possible avec le concours du Tribunal criminel spécial (Tcs) et la Société de recouvrement des créances du Cameroun (Src).
