Par Zobel A Mbon
Lors de la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général des services du gouverneur du Littoral, Aboubakary Haman Tchiouto, a rappelé la régression des performances de la région au cours des trois dernières années : 36,58 % en 2020, 30,84 % en 2021 et 32,32 % en 2022. Il a ajouté que le Cameroun a perdu plus de 4 milliards FCFA à cause de la corruption en 2024, contre 114 milliards en 2023.
Fohtun Samuel chef de mission a indiqué que l’objectif de l’atelier est d’identifier les écarts du plan actuel, d’intégrer de nouvelles actions opérationnelles et de renforcer les compétences des participants. Les discussions porteront notamment sur la mise en œuvre d’un suivi plus rigoureux, l’intégration des technologies de suivi et la mobilisation de la société civile.
Les travaux s’inscrivent dans le cadre des efforts de la Conac pour relancer la lutte anti‑corruption après une période de baisse des performances. Les conclusions serviront de base à l’élaboration du plan régional 2026, qui sera présenté aux autorités nationales au premier trimestre 2026.
Par ailleurs, les participants ont dressé un tableau alarmant de la corruption qui gangrène les institutions publiques : détournement de fonds destinés aux routes, écoles et hôpitaux, infrastructures de mauvaise qualité, fracture sociale et recrutement clientéliste dans la fonction publique. Malgré un arsenal juridique (conventions Uncac, Charte africaine, lois sur la transparence, le code des marchés, le tribunal spécial, .), les institutions restent sous‑financées et parfois entravées politiquement. Les intervenants ont appelé à un renforcement de l’indépendance des organes de contrôle et à une plus grande implication citoyenne.
