Par Serge Aimé BIKOI
Dans un communiqué de presse rendu public ce samedi, 16 août, le secrétaire national à la communication soutient que l’information selon laquelle environ 300 militants du Sdf auraient claqué la porte à Bamenda pour l’Union nationale pour la démocratie et le progrès(Undp) est fausse et relève d’une manipulation de l’opinion publique.
La toile est, ces derniers temps, en ébullition à moins de deux mois de l’élection présidentielle au Cameroun. Entre manipulation, désinformation, mésinformation et discours de haine, les milices cybernétiques s’affrontent dans le cyberespace. Influenceurs, lanceurs d’alertes et cyber activistes s’entrechoquent et s’entrecroisent au quotidien.
L’une des victimes de ces attaques techno médiatiques est le Social democratic front (Sdf). En effet, l’information selon laquelle environ 300 militants du parti de la balance auraient démissionné à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest, fief électoral du parti, pour rejoindre l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) est, indique le secrétaire national à la communication,
“totalement fausse et relève d’une manipulation de l’opinion publique”.
Selon Henry Kejang, la réalité est qu’il y a quelques semaines, un ancien secrétaire général du Sdf, exclu du parti en 2023 pour faute grave, a choisi de rejoindre l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) avec quelques connaissances à Bafoussam.
“Depuis lors, explique le secrétaire national à la communication du Sdf, une tentative de construction d’un récit visant à faire croire que le Sdf perdrait ses militants au profit de l’Undp est entretenue. Cela est inexact et ne correspond aucunement à la réalité”.
Pour le porte-voix du parti de la balance,
“ces méthodes consistant à chercher une visibilité, en exploitant des cas isolés d’anciens membres disgraciés traduisent surtout une stratégie de désespoir politique. Plutôt que de présenter leurs idées et programmes aux Camerounais, certains préfèrent s’attaquer à l’image d’un parti qui demeure indépendant, intègre et exempt de toute compromission avec le régime”.
Le Sdf réitère qu’il reste concentré sur l’essentiel, à savoir remporter l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Question d’offrir, ajoute H. Kejang, un véritable changement au Cameroun. L’adversaire du parti social-démocrate est le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Paul Biya. Le responsable de la communication conclut à la thèse selon laquelle ceux qui cherchent à les affaiblir par des attaques détournées montrent, par leurs actes, de quel côté ils se trouvent. Aussi appelle-t-il ses camarades de parti, les militants, les sympathisants et l’ensemble du peuple camerounais à rester vigilants, confiants et unis tant il estime que le Sdf demeure solide, tourné vers l’avenir et prêt à conduire le changement dont le Cameroun a, de toute urgence, besoin.
Le candidat du Sdf à la présidentielle, l”honorable Joshua Osih, fera connaître à l’opinion publique nationale et internationale son programme politique ce mardi, 19 août 2025. Ce sera au siège du parti à Yaoundé.
