Par Ilyass Chirac Poumie
Dans une nouvelle prise de position, Me Alice Nkom riposte aux attaques portant sur son âge, affirmant que « l’âge est un privilège » et que ceux qui s’y accrochent « n’ont rien compris ». Me Alice Nkom rappelle qu’aucun de ses détracteurs ne choisirait « de mourir jeune », et cite Nelson Mandela, qui dirigea son pays à 75 ans, pour rappeler que « l’âge n’a jamais été un obstacle au courage ».
Selon Me Alice Nkom, les critiques liées à son âge relèvent d’une forme de discrimination universelle, « une condition qui commence à la naissance ». Réaffirmant qu’elle a « gagné » son âge, Me Alice Nkom appelle à regarder sans détour la situation politique actuelle. Elle évoque un chef d’État de 92 ans « incapable de prononcer un discours sans lire ses notes » et « rappelé à l’ordre pour se lever » lors de sa prestation de serment, estimant que le Cameroun vit son propre « Bouteflika fait maison ».
S’adressant directement à la jeunesse, Me Alice Nkom lance : « Ouvrez vos yeux, mes enfants ». Elle dénonce le pillage d’un pays « béni » par ceux qui en tirent profit et affirme que les jeunes doivent choisir entre « regarder détruire leur avenir » ou « s’asseoir à la table — sans eux », puisqu’ils ne seront « jamais invités à celle » du pouvoir actuel.
Enfin, Me Alice Nkom assure qu’elle ne répond à aucune sollicitation corruptrice : « Beaucoup aimeraient m’acheter. Mais mon âme n’est pas à vendre ». Elle souligne que son engagement repose uniquement sur « l’amour, la conviction » et la volonté d’un avenir meilleur pour les générations futures.
La prise de position de Me Alice Nkom survient dans un climat politique tendu, marqué par les contestations de l’élection présidentielle et le débat croissant autour de la capacité du chef de l’État nonagénaire à gouverner. Depuis plusieurs mois, les interventions de figures publiques sur la question de l’âge des dirigeants alimentent la réflexion nationale, particulièrement au sein de la jeunesse.
