Par Hajer Elina
Le président Paul Biya a promulgué une loi portant création d’un poste de vice-président au Cameroun, introduisant ainsi une réforme significative du fonctionnement de l’exécutif.
Selon les premières informations disponibles, cette nouvelle disposition vise à renforcer la continuité de l’État, notamment en cas d’empêchement du chef de l’État. Elle pourrait également redéfinir les mécanismes de succession au sommet de l’appareil politique.
D’après des révélations d’une source à Panorama Papers, cette réforme s’inscrirait dans un contexte politique sensible, marqué par des interrogations croissantes sur la stabilité institutionnelle et l’organisation de la succession au pouvoir.
La création de ce poste ouvre désormais la voie à la nomination d’un vice-président, dont les prérogatives exactes et le mode de désignation devraient être précisés par des textes complémentaires.
Cette évolution intervient alors que le Cameroun connaît une période de fortes attentes politiques, avec une attention particulière portée aux réformes institutionnelles et à l’équilibre des pouvoirs.
Jusqu’à présent, la Constitution camerounaise ne prévoyait pas de poste de vice-président, la suppléance du chef de l’État étant assurée par le président du Sénat en cas de vacance du pouvoir. L’introduction de cette fonction pourrait ainsi modifier en profondeur les règles de succession présidentielle et s’inscrire dans une dynamique plus large de réorganisation des institutions.
