Par Ilyass Chirac Poumie
Cabral Libii a tenu, dimanche 8 février 2026, un direct sur les réseaux sociaux afin de clarifier son positionnement après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2025.
Face aux critiques l’accusant de ne pas avoir soutenu Issa Tchiroma Bakary, officiellement classé deuxième avec 35,17 % mais revendiquant la victoire, le député du PCRN a opposé une fin de non-recevoir.
Sans détour, Cabral Libii a affirmé qu’aucune démarche formelle n’avait été engagée par le camp d’Issa Tchiroma Bakary en vue d’une contestation concertée des résultats.
« Le candidat proclamé deuxième ne nous a jamais contactés pour qu’on l’aide à annoncer qu’il avait gagné »,
a-t-il déclaré, insistant sur l’absence totale de sollicitation de son parti.
Le leader du Pcrn a également souligné que ni l’état-major du candidat ni ses soutiens n’avaient demandé l’accès aux procès-verbaux collectés par ses équipes.
Selon lui, une contestation crédible ne peut reposer sur des déclarations publiques, mais sur des preuves électorales vérifiables, notamment les résultats issus des bureaux de vote.
Cabral Libii a rappelé que ses propres équipes avaient procédé à un travail méthodique de sécurisation des données électorales, regrettant ce qu’il qualifie de légèreté stratégique au sein d’une partie de l’opposition.
Cette prise de position vise, selon lui, à justifier son message du 2 février dernier, dans lequel il saluait Issa Tchiroma Bakary comme le « meilleur deuxième » de l’histoire politique du Cameroun, un propos diversement interprété.
En refusant de s’aligner sur une autoproclamation qu’il juge insuffisamment documentée, Cabral Libii affirme maintenir une ligne politique autonome, fondée sur les faits et la cohérence stratégique plutôt que sur une solidarité de façade.
La présidentielle camerounaise de 2025, remportée officiellement par Paul Biya avec 53,66 %, a laissé une opposition profondément divisée. L’absence de coordination entre les principaux candidats opposants et les divergences sur la stratégie de contestation des résultats continuent d’alimenter les débats et les tensions au sein de la classe politique et de la diaspora.
