Par Julie Peh
Selon Samuel Iyodi, cette rupture intervient sans consultation ni respect des engagements pris. Il accuse la direction du Fdc, et particulièrement son président Denis Émilien Atangana, d’avoir « exercé depuis plusieurs semaines une pression exacerbée pour le pousser à se rallier au régime », une tentative à laquelle il dit avoir opposé « un refus ferme ». « Nous ne soutenons pas la victoire du régime au pouvoir. »
Dans son communiqué, le candidat de 37 ans réaffirme que sa candidature à l’élection présidentielle de 2025 ne se limitait pas à un simple projet partisan porté par le Fdc, mais qu’elle s’inscrivait dans une dynamique « patriotique et populaire », construite aux côtés de citoyens engagés, de mouvements indépendants et de leaders communautaires.
« Ce projet dépasse les intérêts partisans. Il est porté par des milliers de bénévoles, de jeunes et de professionnels mobilisés sur le terrain dans l’espoir d’un Cameroun nouveau, plus juste et plus souverain »,
écrit-il.
Iyodi rejette toute idée de trahison du Fdc, affirmant que son équipe « n’a jamais renié ses engagements » mais a simplement « refusé de trahir le Cameroun ». Il confirme solennellement que son camp « ne constate ni ne soutient la victoire du régime au pouvoir » et assure que ses équipes continueront à participer aux travaux des commissions départementales pour la compilation des votes, en se rangeant « du côté de la volonté du Peuple Camerounais ».
Hiram Samuel Iyodi remercie les électeurs, observateurs et militants qui ont pris part à sa campagne
« parfois au prix de leur sécurité et de leur intégrité physique »,
saluant leur engagement et leur courage.
Le candidat du Mouvement Patriotique pour la Prospérité du Peuple (MP3) affirme maintenir le cap de son combat :
« Mon combat demeure celui de l’alternance, de la vérité des urnes et de la refondation démocratique du Cameroun. »
Dans une tonalité combative, il conclut son message en appelant les Camerounais à ne pas céder au découragement :
« L’histoire ne s’écrit pas en un jour : chaque pas compte, et nous marcherons ensemble. »
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