Par Serge Aimé BIKOI
Pour Jean Robert Wanko, le porte-flambeau de cette initiative et ses congénères, cet appel à la mobilisation citoyenne est une espèce de référendum contre l’actuel régime de Yaoundé et vise à contribuer à créer une nouvelle ère pour l’État du Cameroun.
Le mouvement 237- Socialistes et démocrates fait, d’emblée, le constat selon lequel le Cameroun traverse une crise politique, sociale et morale d’une gravité inédite. Depuis 43 ans, le régime de Biya a verrouillé les institutions, étouffé les libertés fondamentales et confisqué l’avenir de millions de citoyens. En dépit de leurs tentatives récurrentes, les oppositions camerounaises se heurtent à un système électoral opaque, partial et taillé sur mesure pour pérenniser le statu quo. Les institutions censées garantir la transparence et l’impartialité du processus démocratique sont discréditées par leur soumission au pouvoir central. Entre-temps, l’appareil d’État, hyper centralisé et figé, reste sourd aux aspirations populaires et est incapable de répondre aux urgences nationales.
Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont en proie à une insécurité chronique alimentée par un conflit armé qui s’enlise tandis que le septentrion vit sous la menace constante des incursions terroristes et du désespoir économique. À ce diagnostic sans complaisance au plan politique, s’ajoute une situation économique chancelante marquée par un chômage endémique qui frappe, singulièrement, les jeunesses du pouvoir condamnées à l’errance ou à l’immigration dans les pays étrangers, faute d’opportunités socioprofessionnelles enviables. Eu égard à ce contexte politico-économique désastreux, le mouvement 237- Socialistes et démocrates affirme, sans ambiguïté, que le seul enjeu de l’élection présidentielle prochaine est le départ de Paul Biya et de son régime tant le Cameroun ne peut se reconstruire et tant que ce système reste en place.
12 octobre 2025/ Date historique pour la vie politique au Cameroun
Le 12 octobre 2025 ne sera pas une simple élection. Pour Jean Robert Wanko, porteur de l’initiative, et ses co-acteurs, ce scrutin doit être appréhendé comme un référendum contre la dictature du régime de Yaoundé. Face à cette urgence, le mouvement 237- Socialistes et démocrates lance un appel solennel à toutes les forces vives du pays: partis politiques de l’opposition ; associations de la société civile ; autorités traditionnelles et religieuses ; intellectuels ; artistes; leaders d’opinion et membres de la diaspora camerounaise. L’heure n’est donc plus aux querelles de chapelle ou aux ambitions personnelles, mais à l’unisson et à la mobilisation. Les leaders et acteurs de ce mouvement citoyen demandent à toutes les catégories socioprofessionnelles citées supra de mutualiser leurs énergies, d’unir leurs voix et de refuser la division. “Car, explique J.R. Wanko, c’est seulement ensemble que nous pourrons tourner la page du régime Biya et ouvrir celle d’un Cameroun nouveau, libre et juste”.
En réponse à l’urgence historique et aux défis qui se présentent, le mouvement 237- Socialistes et démocrates appelle les forces politiques de l’opposition camerounaise à désigner, sans délai, un candidat consensuel susceptible de transcender les intérêts partisans. Cette figure doit incarner la volonté de rupture exprimée par le peuple. Cette mission dépasse les ambitions personnelles et les rivalités d’égo; l’unité est la seule voie pour répondre à l’aspiration collective au changement.
L’appel à la formation d’un gouvernement de transition
Une fois le régime actuel renversé, un gouvernement de transition s’installe avec pour mission de restructurer le pays dans un esprit d’union nationale. Son mandat principal consiste à restaurer les libertés fondamentales et à engager une réforme profonde des institutions de l’État. Question de garantir une gouvernance transparente et démocratique. Parallèlement, ce gouvernement organise des assises nationales inclusives pour résoudre définitivement la crise anglophone et trouver des solutions durables et consensuelles. Enfin, il prépare des élections libres et équitables assurant la transition vers un régime pleinement démocratique et la restitution du pouvoir au peuple.
