Avec Paul Atanga Nji
Pour le cas du Pcrn, je vous dis peut-être que vous ne le savez pas, c’est moi, le ministre de l’Administration territoriale, qui ai cautionné cette alliance entre Cabral Libii et le Pcrn. C’est moi, parce qu’à l’approche des élections législatives et municipales, M. Cabral Libii n’avait pas de parti politique.
Alors, quand il est venu me voir, j’aurais pu refuser s’il y avait eu quelque chose contre lui. Je vous le dis clairement : j’aurais pu lui dire d’aller se débrouiller. À ce moment-là, il ne disposait d’aucun appareil politique. À l’élection présidentielle, il était avec un autre parti, mais arrivé aux législatives et municipales, il n’en avait plus.
Donc, moi, en tant que tutelle des partis politiques, pour faciliter les choses à M. Cabral Libii, j’ai cautionné son entrée dans un parti qui avait été créé par quelqu’un d’autre.
En réalité, le gouvernement n’a pas d’opposants qu’il préfère ni d’autres qu’il rejette. Le principe, c’est que lorsqu’il y a un gentleman agreement, il faut le respecter.
Et puis, vous savez, malgré le fait qu’il y ait eu appel et exécution de certaines décisions, lorsqu’il est allé déposer ses documents, est-ce que nous avons fait obstruction ? On aurait pu le faire. Mais non. C’est pour vous montrer que nous n’avons pas d’opposants de préférence. Nous faisons simplement le travail de la légalité.
Quand il y a des contestations au sein des partis politiques, les gens reviennent vers nous pour arbitrage.
N’oubliez pas que c’est le Minat qui détient l’Adn des partis politiques. C’est le Minat qui garde les actes de naissance des partis politiques. Tout cela se trouve au ministère de l’Administration territoriale, à la direction des affaires politiques.
Donc, lorsqu’il y a un contentieux, les gens doivent se référer à nous. Et pour que la bonne information circule depuis la bonne source, il faut s’adresser à la personne qui détient l’Adn et les actes de naissance des partis politiques.
Je crois que je me fais bien comprendre.”
