Par Serge Aimé BIKOI
“C’est méchant lorsqu’on sait que les jeunes sont en retraite sans avoir jamais travaillé. Ils sont dans ce chômage massif et traumatisant. Est-il normal que des papas de 60-70-80 ans soient encore train d’acheter des serviettes hygiéniques à leurs filles de 25-30-40 ans et plus?”
Le leader national du Front des démocrates camerounais (Fdc) fustige l’éternisation de la classe des gérontocrates à la tête des entreprises et établissements publics tant l’on n’accorde pas la possibilité aux jeunes de faire leurs preuves autant à la tête qu’à l’intérieur de ces structures. “C’est terriblement choquant de voir des jeunes hommes faire carrière de moto taximen avec Doctorat, Licence et Master en poche! C’est encore plus incompréhensible et étonnant de voir nos parents de 70 ou 80 ans et plus chercher encore le travail ou de s’éterniser au travail et à des postes de responsabilité pendant que leurs enfants sont en retraite sans avoir jamais avoir goûté aux joies du travail pendant toute leur vie!”, fulmine l’homme politique, qui estime, pour reprendre Hubert Mono Ndjana, Philosophe de regrettée mémoire, que nous avons écarté la norme et normalisé l’écart.
D’après D.E. Atangana, si les parents travaillent éternellement pour leurs enfants qui sont au chômage ou en retraite précoce, c’est qu’il y a de graves problèmes d’héritage et de transition générationnelle et, surtout, d’égoïsme et de délinquance sénile. “Il ne faut pas passer par quatre chemins pour reconnaître qu’il y a un terrible problème de délinquance sénile dans notre pays. Il est urgent d’ouvrir un vrai débat public sur ce fléau national qu’est la délinquance sénile. La jeunesse camerounaise ne veut plus subir la délinquance des vieux!”, recommande le leader du Fdc.
Cet échange public a permis au leader du Fdc d’expliquer le choix de Hiram Samuel Iyodi, candidat investi par cette formation politique. Pour Atangana, “Hiram Samuel Iyodi incarne clairement le vrai espoir du changement au Cameroun. Les jeunes et les moins jeunes qui le connaissent savent qu’il est un homme à l’intelligence vive et agile, au caractère tempéré et ouvert. Il est patient, très compréhensif. Mais, il est, en même temps, très ferme sur ses valeurs et ses principes dont les plus saillants sont la justice sociale, la paix, le patriotisme, le panafricanisme, la souveraineté, la promotion des valeurs ancestrales africaines et le progrès dans la solidarité agissante. Il est aussi fortement attaché à l’honnêteté, à la morale publique, à l’éthique, au civisme, à la civilité, à la citoyenneté active et à la protection du bien public”.
