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Cameroun | Cabral Libii, Candidat à l’élection présidentielle: «Nous restons dans l’expectative d’un consensus de l’opposition.»

Alors qu'il peine à organiser régulièrement ses meeting dans les grandes métropoles Camerounaise, Cabral Libii, Président du Pcrn (Parti camerounais pour la réconciliation nationale), ne baisse pas les bras. Il compte entre autre développer l'économie du Cameroun s'il est élu président de la république au soir du 12 octobre. Chapô Entre deux activités de pré-campagne, le candidat du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) a apporté des réponses aux questions de Panorama Papers. Désignation du candidat consensuel de l'opposition, Lutte contre la pauvreté et le sous-emploi ainsi que la place de la presse et des médias dans le projet politique du candidat au bulletin Orange, lors du scrutin du 12 octobre prochain. Le président national du Pcrn et candidat à l'élection présidentielle livre sa recette pour la résolution de la crise anglophone. Un préalable au développement du Cameroun, martèle Cabral Libii, candidat à l'élection présidentielle que nous vous proposons dans les colonnes qui suivent.

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Par Joseph OLINGA N

Pourquoi vous ne participez pas au processus de désignation du candidat consensuel de l’opposition ?

Nous-y sommes toujours allés. Lorsque le Professeur Olivier Bilé a lancé l’Atp (Alliance pour la transition politique), nous étions les premiers à y adhérer. Nous avons d’ailleurs dit, à l’intention de tous, que nous étions disposés à soustraire notre candidature et nous aligner derrière un ainé qui pouvait porter la transition. Ce sont les ainés qui ont remis en cause cette démarche. Nous avons inscrit notre démarche sur trois temps. Que nous travaillons à élaborer un projet commun, puis stratégie commune de surveillance des votes. Parce que c’est là la clé. Puis, enfin, opérer le choix du candidat. Maintenant, le contexte change, les élections approchent, nous sommes en campagne. Nous restons néanmoins dans l’expectative que nous pouvons au moins nous entendre sur le point commun sur la surveillance des votes.

Comment envisagez-vous lutter contre la pauvreté et le sous-emploi qui sont les maux les plus perceptibles au Cameroun ?

Pour régler le problème du sous-emploi et du chômage, il faut que l’Etat emploi d’abord. Pour cela, il faut que l’Etat ait plus de ressources. C’est pour cela que nous proposons des réformes budgétaires pour permettant à l’Etat d’avoir plus de ressources afin de recruter et être beaucoup plus présents auprès des citoyens. Assurer l’effectivité du service public. Il faut alléger la fiscalité des entreprises pour leurs permettre de pouvoir recruter. Nous proposons par exemple la baisse de l’impôt sur les sociétés à 20%. Il faut également permettre aux gens d’avoir accès aux crédits. Notamment aux jeunes et aux start-up. C’est pour cela que nous proposons aussi la gratuité du titre foncier. Cette mesure va permettre aux gens d’accéder au capital qui leur permettra d’accéder aux crédits.

On vous a vu engagé dans un plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie des camerounais, même si cela était orienté dans la lutte pour la baisse du prix des hydrocarbures. Quelles mesures envisagez-vous pour améliorer le coût de la vie au Cameroun ?

Tout dépend du fondamental du contrôle de l’inflation. Effectivement, ces dernières années, les coûts des denrées de première nécessité se sont envolés. Donc, il faut absolument que l’Etat puisse contrôler les prix sur le marché. Mais, pour cela, il va falloir que l’Etat sorte de l’engrenage de l’importation pour produire localement. Cela veut dire qu’il faut promouvoir l’industrie locale. C’est pour cela qu’il faut une véritable révolution agricole. Parce que les prix des produits de première nécessité concernent pour la plupart des produits alimentaires. Il faut absolument que l’import substitution arrête d’être un slogan et devienne une effectivité.

Vous n’en parlé pas beaucoup. Quelle est la place des médias dans votre projet de société ?

Les médias occupent une place de choix dans notre projet politique. Nous avons proposé, par exemple, que la régulation change de visage. Que l’organe de régulation soit désormais constitué de onze (11) membres désignés, une partie par le parlement, une partie par le président de la République et l’autre partie par les médias eux-mêmes. Nous proposons aussi de passer de l’aide à la subvention des médias. Nous proposons un octroie de cinq (05) milliards de Francs Cfa, par an, à la subvention des médias. Nous proposons que les droits d’acquisition des licences d’exploitation qui sont de cent (100) millions de Francs Cfa pour la télévision et cinquante (50) millions de Francs Cfa pour la radio, soient ramené à un million de Francs Cfa. Et, que la primauté soit plutôt donnée à l’outil technique de diffusion. Nous proposons par exemple la suppression de la redevance annuelle de 4,5%, hors taxe, qui est indexée sur le chiffre d’affaire des médias. Cette loi du 20 avril 2015 est aberrante. Nous proposons l’effectivité de la convention collective qui date de 2008.

La crise anglophone est centre de toutes les conjectures. Elle persiste malgré les multiples initiatives engagées pour la résoudre. Comment envisagez-vous mettre un terme à cette guerre ?

Il n’y a pas de solution miracle pour une guerre. Sur le court et le moyen terme, il faut se parler. On déjà eu un grand dialogue national. Il faut en organiser davantage pour que les acteurs se parlent et puissent trouver des solutions. Mais, à côté, les solutions durables passent par la réforme de l’Etat. C’est pour cela que nous proposons le fédéralisme communautaire qui va indexer le développement sur nos spécificités communautaire et, ça va par ailleurs balayer la question linguistique. En tout cas, ça va résoudre la problématique du clivage anglais-français. Puisque nous allons systématiser l’apprentissage de l’anglais dès la maternelle. De telle sorte que, une quinzaine d’années plus tard, le Cameroun sera complètement bilingue. Notamment par sa nouvelle génération.

Vous avez souvent évoqué l’implication de certains acteurs de la crise anglophone…

Absolument. Il faut se parler. Il y a Mancho Bibixy et d’autres qui sont en prison depuis longtemps. Il faut ouvrir la collaboration avec le pouvoir pour intensifier le dialogue. Je pense qu’au point où on en est, à quoi ça sert de faire des projets pour le Cameroun quand il y a des parties qui sont en guerre ? La priorité des priorités c’est la paix.

La transition politique est au cœur de tous les débats. Comment l’envisage le candidat Cabral Libii ?

Nous sommes entrain d’aller à une élection présidentielle. Il faut plutôt interpeller l’engagement individuel des citoyens. Qu’ils choisissent notre politique. Qu’ils choisissent un candidat et ce dernier va, une fois qu’il est élu, faire ce qu’une transition peut faire. C’est-à-dire, l’audit du pays, les assises nationales, les révisions d’un certain nombre de textes fondamentaux (la Constitution, le Code électoral…). Je pense que, l’avantage aujourd’hui c’est que les citoyens s’engagent pour le changement. Et, il faut venir à bout de la fraude électorale qui est aujourd’hui la gangrène de notre processus électoral. Mais aussi, que les uns et les autres intègrent que chacun doit se constituer en surveillant des votes dans son bureau de vote.

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