Avec notre envoyé spécial à Dibombari, Zobel A. Mbon
C’est dans cette optique que la Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm) a engagé, à Dibombari, un processus structurant aux effets concrets.
Clarifier le foncier, c’est d’abord savoir qui utilise quelle terre et dans quel cadre légal. À Dibombari, la Socapalm a travaillé à la délimitation précise de ses espaces d’exploitation, conformément aux lois camerounaises. Cette démarche a permis de lever les confusions sur les limites des terres, de réduire les revendications contradictoires et d’apaiser les relations avec les communautés riveraines et les autorités administratives.
Un acte fort de ce processus a été la restitution de plus de 2 500 hectares à l’État du Cameroun. Cette décision a contribué à sécuriser des espaces destinés à d’autres usages, notamment communautaires, et à réduire durablement les tensions liées à la propriété foncière dans la zone de Dibombari.

Pour accompagner cette démarche, la Socapalm a mis en place un cadre de concertation tripartite, réunissant les autorités administratives, les élus locaux, les chefs traditionnels, les élites et les représentants des communautés riveraines. Ce cadre de dialogue permet à chaque partie de s’exprimer, de poser ses préoccupations et de rechercher ensemble des solutions. Il s’agit d’un outil essentiel pour prévenir les conflits et construire une relation basée sur l’écoute et la transparence.
Au-delà des questions foncières, la Socapalm mène également des actions de développement communautaire en faveur des populations riveraines. Ces initiatives visent à améliorer le quotidien des habitants à travers la construction et la réhabilitation d’écoles et de centres de santé, le soutien à l’agriculture locale et la création d’emplois. L’objectif est clair : faire en sorte que le développement de l’entreprise contribue aussi au développement des territoires qui l’accueillent.
À Dibombari, l’expérience montre que la clarification foncière n’est pas seulement une question administrative. Lorsqu’elle est menée de manière inclusive, légale et transparente, elle devient un outil de paix sociale, de confiance mutuelle et de développement partagé. Une approche qui profite à la fois aux communautés, aux autorités et à l’entreprise, et qui pose les bases d’un avenir plus serein pour tous.
