Par Toukam
Le Conseil des Chefs Traditionnels de la Région de l’Ouest du Cameroun (CCTO) a réaffirmé sa position ferme contre la profanation et l’usage non encadré des symboles traditionnels sacrés. Deux temps forts marquent cette prise de position : un communiqué rendu public le 7 mai à Foto, puis un point de presse tenu le 4 juin à Beléveng.
Dans leur communiqué, le CCTO dénonçait notamment l’usage du tissu Ndop, des peaux de léopard, des tabourets traditionnels, des chapeaux coutumiers, des cauris, des cornes et d’autres insignes liés à l’autorité traditionnelle. Selon les chefs, ces objets sacrés ne peuvent être réduits à de simples éléments décoratifs, car ils incarnent l’identité, le pouvoir et la mémoire des peuples de l’Ouest.
Un point de presse de relance à Beléveng
Un mois plus tard, le 4 juin 2026, le Conseil des Chefs Traditionnels a de nouveau pris la parole lors d’un point de presse organisé à Beléveng. Cette sortie publique visait à revenir sur les préoccupations déjà soulevées et à constater la persistance des usages jugés inappropriés dans l’espace public.
Un appel à la responsabilité culturelle
À cette occasion, les responsables traditionnels ont insisté sur la nécessité d’un respect strict des règles coutumières encadrant l’utilisation des symboles royaux. Ils ont également rappelé que la multiplication de ces pratiques contribue, selon eux, à une banalisation dangereuse et à une confusion au sein des institutions traditionnelles.
À travers ces deux interventions successives, le CCTO adopte une posture de rappel à l’ordre et de sensibilisation. L’institution appelle les populations, les acteurs culturels et les usagers de ces symboles à préserver leur sacralité et à éviter toute utilisation hors contexte coutumier.
