Par Joël Onana
La tension est montée d’un cran entre l’autorité préfectorale du Wouri et l’exécutif de la Communauté urbaine de Douala. En cause, ce que le super maire de la CUD qualifie d’ingérence du préfet Sylyac Mvogo dans les affaires relevant de ses prérogatives, notamment la gestion du Parcours Vita de Douala.
Dr Roger Mbassa Ndine conteste l’annulation, par arrêté préfectoral, de la suspension du directeur du Parcours Vita de Douala, Valentin Njoh, une décision initialement prise par la CUD. Selon un communiqué rendu public, le super maire affirme avoir saisi les autorités centrales à Yaoundé afin qu’elles se prononcent sur ce qu’il considère comme un empiètement de l’autorité préfectorale sur les compétences de la Communauté urbaine.
Cette situation révèle un désaccord profond entre les deux responsables administratifs et politiques, et relance le débat sur la délimitation des pouvoirs entre les collectivités territoriales décentralisées et la tutelle administrative dans la gestion des équipements publics urbains.
Le Parcours Vita de Douala est un espace public emblématique dédié au sport et aux loisirs, placé sous la gestion de la Communauté urbaine de Douala. La loi sur la décentralisation confère aux collectivités territoriales des compétences en matière de gestion des infrastructures locales, sous le contrôle de la tutelle administrative représentée par le préfet. Des conflits de compétences entre autorités municipales et préfectorales ont déjà été observés par le passé, notamment dans les grandes métropoles camerounaises.
