Par Hajer Elina
Le Collectif de défense citoyen a publié un rapport alarmant faisant état d’environ 2 500 arrestations depuis le scrutin présidentiel de 2025. Plus de 1 900 personnes ont été formellement identifiées comme détenues, parmi lesquelles de nombreux mineurs âgés de 14 à 18 ans.
Selon ce rapport, plusieurs régions sont particulièrement touchées : le Littoral, avec 640 interpellations dont 383 détenus à PK19 sans accès aux avocats ; l’Est, où 373 personnes seraient incarcérées à Bertoua, Batouri et Garoua-Boulaï ; l’Ouest, qui compterait 397 gardes à vue ou incarcérations ; l’Extrême-Nord, où 191 personnes ont été arrêtées, dont 12 mineurs ; et enfin les régions du Centre et du Sud, où plus de 300 arrestations ont été recensées avec des restrictions sévères d’accès des avocats aux détenus.
Les avocats du Collectif dénoncent des pratiques qu’ils jugent illégales : détentions administratives non notifiées, prolongations arbitraires, entraves au travail de la défense et conditions de détention qualifiées d’inhumaines. Le rapport fait également état de 39 morts par balles confirmés. La crise post-électorale qui secoue le Cameroun depuis l’annonce contestée des résultats de la présidentielle 2025 a été marquée par de multiples alertes d’ONG nationales et internationales. Les autorités n’ont pas encore officiellement réagi aux chiffres avancés par le Collectif de défense citoyen.
