Par Ilyass Chirac Poumie
Une vive controverse agite les réseaux sociaux après la diffusion d’un message très critique visant quatre personnalités associées à l’entourage du président camerounais. Dans cette publication, l’auteure, se présentant comme Maybelle Boma, également connue sous le nom de Ada 1 of Cameroon, dénonce ce qu’elle considère comme une dérive grave de l’institution présidentielle.
Le texte met en cause Mme Chantal Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh, présenté comme un « présidentiable », Ayolo Mvondo et Oswald Baboke. Selon l’auteure, ces quatre figures auraient transformé la présidence de la République en une institution « dénaturée », éloignée de la vision et du prestige qui la caractérisaient à l’époque du président Ahmadou Ahidjo.
La publication affirme également que toute personne soutenant ces responsables le ferait par intérêt personnel et met en garde contre les risques d’un tel soutien. L’auteure estime que les agissements reprochés à ces personnalités porteraient atteinte aux aspirations de près de 30 millions de Camerounais.
La sortie, au ton particulièrement acerbe, a rapidement suscité de nombreux commentaires, partagés entre approbation, indignation et appels à la retenue, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions et une sensibilité accrue autour des questions de gouvernance et de succession au sommet de l’État.
Les critiques publiques contre l’entourage présidentiel se sont multipliées ces dernières années, notamment sur les réseaux sociaux, devenus un espace central d’expression politique au Cameroun. Ces plateformes amplifient des discours souvent très durs sur la gouvernance, la concentration du pouvoir et l’avenir des institutions. La référence récurrente à l’ère du président Ahmadou Ahidjo illustre une nostalgie d’une présidence perçue par certains comme plus structurée et respectée, par contraste avec les débats actuels autour du fonctionnement du pouvoir exécutif.
