Par Ilyass Chirac Poumie
Selon le mémoire de Master 2 Santé publique (MSP2/MPH2) de Fandie Rikiatou, mention excellent, les facteurs explicatifs de la faible couverture vaccinale contre l’hépatite B chez le personnel soignant et les étudiants en sciences infirmières au Cameroun sont principalement liés à l’insuffisante mise en œuvre des politiques de prévention et le manque de règlementation de la vaccination qui devrait être subventionnée pour ces groupes cibles . Fandie Rikiatou souligne que, malgré le caractère urgent de l’hépatite virale B comme problème majeur de santé publique, la vaccination, qui constitue un impératif de santé publique, reste peu accessible et insuffisamment promue auprès de ces populations à haut risque.
Toujours selon Fandie Rikiatou dans son mémoire de MSP2, l’étude met en évidence plusieurs défaillances, notamment la disponibilité irrégulière du vaccin, le déficit d’information et de communication autour de la vaccination, l’absence de sensibilisation et d’éducation systématique des étudiants dès le début de leur formation, ainsi que le coût élevé du vaccin, généralement non subventionné. Fandie Rikiatou estime que ces insuffisances structurelles compromettent l’efficacité des mesures préventives et exposent durablement les soignants et futurs soignants à l’infection par le virus de l’hépatite B.
Fandie Rikiatou conclut que l’amélioration de l’accès au vaccin, le renforcement de la sensibilisation et l’intégration effective de la vaccination dans les parcours de formation et de pratique professionnelle constituent des leviers essentiels pour inverser la tendance.
L’hépatite virale B demeure une urgence de santé publique au Cameroun, avec un risque élevé de transmission en milieu de soins. Le mémoire de Master 2 Santé publique de Fandie Rikiatou s’inscrit dans l’objectif national et international de contribuer à l’élimination de l’hépatite B à l’horizon 2030, en appelant à une opérationnalisation réelle et efficace de la politique vaccinale au profit des groupes les plus exposés.
