Par Hajer Elina
Selon des accusations rendues publiques, le colonel Nguele Joseph Désiré du Centre et certains de ses hommes, dont l’adjudant Essomba, sont mis en cause dans la mort de Djombe Awe. Ce dernier aurait été arrêté le 26 octobre 2025 avant d’être violemment battu dans les locaux du poste de gendarmerie de la Poste centrale à Yaoundé, après avoir arboré un tee shirt portant l’inscription « Tchiroma 2025, le peuple au pouvoir ».
Les mêmes sources affirment qu’il s’agirait des mêmes éléments de la gendarmerie accusés d’avoir kidnappé et torturé Parfait Mbvoum, actuellement détenu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Parfait Mbvoum aurait, selon ces informations, déposé une plainte formelle contre les deux gradés de la gendarmerie pour les sévices qu’il dit avoir subis.
Ces accusations relancent le débat sur les violences imputées aux forces de sécurité et sur le respect des droits fondamentaux des personnes interpellées, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu.
L’affaire Djombe Awe s’inscrit dans une série de dénonciations de traitements inhumains et dégradants lors des interpellations et des détentions au Cameroun. Plusieurs organisations et acteurs de la société civile appellent régulièrement à des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de lutter contre l’impunité au sein des forces de sécurité.
