Par Mon’Esse
Le directeur général des élections à Elections Cameroon (Elecam), Erik Essousse, a invité ses collaborateurs à identifier les meneurs des «mots d’ordre irresponsables, afin qu’ils soient traduits au conseil de discipline et sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur».
Il rappelle, dans une correspondance à ceux-ci datant de mercredi, que toute revendication légitime du personnel doit lui être transmise par voie hiérarchique, pour traitement approprié.
La sortie de M. Essousse est, visiblement, la réponse aux bruits de couloir actuellement perceptibles dans cette administration en charge de la gestion des scrutins et opérations référendaires, où un mot d’ordre est en gestation.
En effet, dans des documents consultés par la rédaction, des personnels d’Elecam dénoncent «15 ans de souffrance et d’injustices» avec, entre autres récriminations, les 3 augmentations de salaire du président du conseil électoral, pendant que les charges grimpent pour tous le monde.
Y figurent également, des bulletins de solde vides aux personnels, sans «aucune prime liée», le non-reclassement de ceux-ci selon le statut au diplôme obtenu après le recrutement.
Les protestataires souhaitent des avancements automatiques, sur la base du bulletin de notes, la revalorisation de leurs avoirs, le paiement d’une prime de souveraineté après l’élection du président de la République, ou encore la mise sur pied d’un syndicat pour la défense des droits des employés.
Le directeur général des élections à Elecam est, au passage, un ancien directeur des affaires politiques au ministère de l’Administration territoriale ayant, d’une main de fer, géré la censure qui, au début des années 1990, s’est sévèrement abattue sur les journaux à capitaux privés du Cameroun.
