Par Léopold DASSI NDJIDJOU
A la frontière Est du Cameroun, le Mindef a indiqué que les activités des groupes rebelles centrafricains “3R” et la recrudescence des enlèvements, maintiennent une pression sécuritaire constante.
Il a assuré que les dispositifs assurent un suivi étroit de la situation le long de cette frontière. Sur la façade maritime, Joseph Beti Assomo a confié que le maillage sécuritaire demeure robuste et que levterrain est globalement sous contrôle. Quant aux frontières avec le Congo-Brazzaville et la Guinée Equatoriale, la situation y est calme et normale.
A la frontière avec le Nigéria, la situation demeure volatile. Des renseignements signalent une intensification des mouvements de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans le secteur de Kalabalgue, en territoire nigérian. L’attaque de la nuit du 12 au 13 mars 2026 qui a visé la localité nigériane de Banki, attribuée à l’Iswap, confirme cette remontée de la menace ; elle a provoqué d’importants mouvements de civils fuyant vers le Cameroun.
A la frontière avec le Tchad, la situation s’est quelque peu dégradée du fait des répercussions de la guerre civile au Soudan. La frappe de drones des forces soudanaises du 18 mars 2026 qui a pris pour cible la ville tchadienne de Tiné et plusieurs civils, illustre le degré de flottement de cet espace frontalier. Face à ceci, Joseph Beti Assomo a déclaré que les dispositifs assurent une surveillance permanente.
