Par Ilyass Chirac
Alors que certains acteurs politiques évoquent la possibilité d’un arrangement à la sud-africaine entre Issa Tchiroma Bakary et une figure de l’opposition, Kah Walla a coupé court à cette hypothèse. Dans une sortie publiée sous le hashtag #Tchiromania, un concept développé par Panorama Papers, elle dénonce une illusion dangereuse : « Nous n’avons absolument pas pu sauvegarder l’essence de la révolution. Nous n’avons rien fait pour influencer les résultats de cette élection. Le seul résultat, c’est d’avoir rendu Issa Tchiroma plus puissant comme acteur politique. Non merci. »
Avec ce ton sec, l’ancienne candidate à la présidentielle ferme la porte à toute alliance qui ferait de Tchiroma un De Klerk local et relègue, du même coup, le rêve d’une transition négociée à l’africaine.
En Afrique du Sud, Frederik de Klerk avait accepté de partager le pouvoir avec Nelson Mandela, permettant une sortie pacifique de l’apartheid. Au Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et figure du septentrion, a récemment réorganisé sa communication politique et nourrit des ambitions pour 2025. Les comparaisons avec De Klerk, lancées dans certains cercles, visent à imaginer un compromis avec l’opposition. Mais pour Kah Walla, ce scénario n’est qu’une illusion qui détourne des véritables enjeux de changement.
