Par Mon’Esse
Le fonds britannique Actis, propriétaire à 51% de la Société nationale d’électricité du Cameroun (Sonel) à travers Eneo, a traîné l’Etat devant la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris en vue de solliciter une expertise technique indépendante de ses investissements dans le pays, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.
Ayant émis le vœu de quitter le Cameroun, l’opérateur revendique un portefeuille d’investissements de l’ordre 60 milliards de francs que lui conteste par l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel).
Pour Actis, ses participations, évaluées à 125 milliards de francs, s’appuient sur des investissements réalisés entre 2014 et 2024, une évaluation effectuée par le cabinet-conseil Financia Capital.
En septembre 2023, rappelle-t-on, le président Paul Biya a prescrit la mise sur pied d’un comité interministériel en charge de préparer la renationalisation du secteur, mais les discussions avec Eneo, présent au Cameroun depuis mai 2013, achoppent sur l’inventaire physique des actifs de l’opérateur.
