Par Joseph OLINGA N.
L’information qui se chuchote dans certains milieux économiques est argumentée par la conjoncture économique et sécuritaire internationale. Des sources dans les milieux des affaires laissent envisager une hausse des prix de l’essence, du gasoil et, éventuellement, du pétrole lampant, à la pompe dans les prochaines semaines. Une perspective qui semble inéluctable, selon les mêmes sources, qui évoquent la crise énergétique causée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Zone de transit importante dans la distribution des produits hydraucarbures. Mais aussi des approvisionnements du Cameroun. A en croire, nos sources, le scénario d’une rupture de stock à la pompe est une autre perspective à envisager pour le Cameroun.
Les données disponibles indiquent que le stock de réserve du Cameroun peut tenir sur un mois de consommation. Des raisons pour une source proche du ministère de l’économie de confier que le gouvernement élabore des scénarios afin d’éviter l’éventualité d’une pénurie ou d’une rupture de stock des carburants qui entraînerait inévitablement des remous chez les populations déjà confrontées à la cherté de la vie.
Les experts approchés par Panorama Papers soutiennent en effet que “la fermeture du détroit d’Ormuz a déjà provoqué une hausse de 15% sur les prix des carburants à travers le monde.” La même source fait remarquer que les hausses des prix à la pompe et les pénuries que connaissent déjà de nombreux pays dans le monde vont indubitablement touchés le Cameroun, dépendant des importations des produits hydraucarbures quoique pays producteur de pétrole.
La Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp), en charge de la gestion des stocks nationaux pourrait-elle juguler la pénurie qui s’annonce sans que l’impact financier ne soit perçu par le consommateur? Qu’en est-il précisément des stocks disponibles que des sources crédibles évaluent à 155 mille mètres cubes ? Des questions parmi d’autres que nous avons adressé à la Scdp qui n’a pas donné suite à notre demande d’information.
Chez les experts, il ne fait pas de doute que la crise énergétique mondiale causée par la fermeture du détroit d’Ormuz va forcément se répercuter sur les consommateurs camerounais. Le pays peinait déjà à s’approvisionner à son aise du fait de la frilosité économique que vit le pays. En difficulté avec les bailleurs de fonds internationaux qui exigent la fin des subventions pratiquées par le gouvernement camerounais le gouvernement se verrait obliger de laisser libre cours à l’autorégulation imposée par les cours mondiaux du pétrole. Du coup, insiste l’économiste Pascal B. “Les prix de l’essence et du gasoil à la pompe pourrait connaître des hausses évaluées entre 15 et 25%. Vous imaginez que ces hausses, même en les maîtrisant à 10% vont inéluctablement impacter sur les prix pratiqués sur le marché.” L’économiste martèle que les hausses des hydraucarbures à la pompe vont sans coup férir provoqué une inflation qui peut porter à des hausses allant jusqu’à 50% de certains produits de consommation courante au Cameroun.
