Par Joël Onana
Selon les autorités espagnoles, cette initiative chercherait à intégrer administrativement des personnes vivant et travaillant depuis plusieurs années dans le pays, tout en réduisant l’économie informelle. Le gouvernement met également en avant les tensions de recrutement dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, la construction, l’hôtellerie et l’aide à la personne.
Le projet suscite toutefois de vifs débats politiques. Les partis de gauche saluent une mesure humanitaire et économique, tandis que l’opposition conservatrice critique un possible appel d’air migratoire et réclame un renforcement du contrôle aux frontières.
Si elle est confirmée, cette régularisation figurerait parmi les plus importantes engagées en Europe ces dernières années.
L’Espagne est l’un des principaux points d’entrée migratoire vers l’Union européenne, en raison de sa proximité avec l’Afrique du Nord et de ses enclaves de Ceuta et Melilla. Le pays a déjà mené plusieurs campagnes de régularisation massives, notamment en 2005, lorsqu’environ 600.000 personnes avaient obtenu un statut légal. Les questions migratoires restent un sujet central du débat politique espagnol et européen.
