Par Oumou Fatoumata Diallo
L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, est officiellement candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, après la présentation de sa candidature par le Burundi.
Selon des sources diplomatiques à New York, la candidature a été formellement notifiée le 2 mars dans le cadre du processus de sélection du prochain chef de l’Onu. Les règles de l’organisation exigent qu’un candidat soit proposé par un État membre, ce qui a été fait par le Burundi, actuellement président en exercice de l’Union africaine.
Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, rejoint ainsi les premiers candidats déjà déclarés pour la succession de l’actuel secrétaire général António Guterres. Parmi eux figurent notamment l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Argentin Rafael Grossi.
Cette candidature intervient alors que plusieurs pays africains plaident pour qu’un représentant du continent prenne la tête de l’organisation mondiale lors du prochain mandat. La démarche burundaise est présentée par certains diplomates comme une tentative de porter une candidature africaine dans la course.
Le mandat de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies doit s’achever le 31 décembre 2026. Le processus de sélection du prochain secrétaire général a été lancé fin 2025 et doit aboutir à la nomination d’un nouveau dirigeant pour un mandat de cinq ans à partir du 1er janvier 2027.
Comme le veut la procédure, le Conseil de sécurité des Nations unies doit d’abord recommander un candidat, avant que l’Assemblée générale des Nations unies ne procède à la nomination formelle.
