Par Ilyass Chirac Poumie
Le National Museum of the Bamileke Genocide a officiellement ouvert ses portes ce samedi à Pittsburgh, marquant une initiative inédite portée par des membres de la diaspora Bamiléké.
À travers ce projet, les fils et filles du Laakam entendent reprendre la narration de leur histoire en créant un espace de mémoire et de transmission entièrement conçu et dirigé par des Bamilékés. Le musée propose une documentation structurée des violences attribuées à la période post-coloniale au Cameroun, notamment celles impliquant l’administration française.
L’institution se veut également un lieu d’hommage aux figures ayant combattu pour l’indépendance du Cameroun, mettant en lumière leur engagement et leur sacrifice. Au-delà du récit historique, le musée ambitionne de faire découvrir au public international la culture, les croyances, la spiritualité et l’identité du peuple Bamiléké.
Des autorités traditionnelles basées aux États-Unis ainsi que des visiteurs venus de plusieurs régions du pays ont pris part à la cérémonie d’ouverture, témoignant de l’importance symbolique de cette initiative pour la diaspora.
Quelques images de la cérémonie d'ouverture. pic.twitter.com/DBtHkiyDXi
— Panorama Papers (@Panoramapapers) April 11, 2026
Les événements liés aux violences contre les populations Bamiléké dans les années ayant suivi l’indépendance du Cameroun restent un sujet sensible et débattu. La diaspora joue un rôle croissant dans la préservation de cette mémoire, à travers des initiatives culturelles et éducatives visant à sensibiliser l’opinion internationale.
