Par Ilyass Chirac Poumie
Une polémique enfle après l’ouverture d’un musée consacré au “génocide Bamiléké” à Pittsburgh, où le ministre Camerounais délégué à la Justice Jean De Dieu Momo est cité, selon plusieurs sources, pour des propos controversés remontant à 2019.
D’après ces accusations relayées notamment par Angie Forbin, journaliste, le responsable politique avait tenu des déclarations menaçant la communauté Bamiléké d’un sort comparable à celui des Juifs sous Adolf Hitler, en lien avec les ambitions présidentielles de Maurice Kamto. Ces propos, largement critiqués à l’époque, avaient suscité une réaction de l’ambassade d’Israël au Cameroun.
Face à la controverse, le gouvernement camerounais s’était alors distancié des déclarations, indiquant que Jean De Dieu Momo s’exprimait en tant qu’acteur politique et non comme représentant officiel de l’État. Aucune excuse formelle n’avait toutefois été présentée.
L’exposition de son nom dans ce musée relance aujourd’hui les débats autour de ses propos passés et de leur interprétation, certains y voyant une incitation grave, d’autres dénonçant une instrumentalisation politique.
La question du “génocide Bamiléké” reste un sujet sensible et débattu, lié aux violences survenues au Cameroun durant la période post-indépendance. Les déclarations publiques de responsables politiques sur des questions ethniques ou historiques font l’objet d’une attention particulière, notamment en raison des risques de tensions communautaires.
