Par Ross Hill
Mercredi 26 novembre 2025, Donald Trump, depuis Mar-a-Lago où il passe la fête de Thanksgiving, a qualifié une attaque sur deux soldats de la Garde nationale près de la Maison-Blanche d’“acte de terreur”.
L’auteur présumé, identifié comme un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis en 2021, a déclenché la controverse quant au processus d’admission des réfugiés afghans.
En réaction, l’administration Trump a décidé d’engager un réexamen complet de tous les immigrants afghans admis durant la présidence Biden, y compris ceux qui ont déjà obtenu un statut légal.
Le chef du département de la sécurité intérieure a justifié cette mesure par « des préoccupations de sécurité », affirmant que la période 2021-2025 nécessite une vérification approfondie.
Les défenseurs des droits des réfugiés réagissent avec inquiétude : ils dénoncent un procédé inédit qui menace la stabilité juridique et sociale de dizaines, voire centaines de milliers de personnes.
À la suite du retrait des forces américaines d’Afghanistan en 2021, l’opération Operation Allies Welcome a permis à des dizaines de milliers d’Afghans — interprètes, alliés, familles fuyant le régime taliban — d’être évacués vers les États-Unis et d’y obtenir un statut de réfugié ou de résident temporaire.
De nombreux bénéficiaires de cette opération ont depuis commencé des démarches pour obtenir une carte verte ou d’autres statuts légaux.
La décision de réexamen intervient dans un contexte politique tendu, où le débat sur l’immigration, la sécurité intérieure et le contrôle des frontières se cristallise à nouveau.
