Par Arlette Akoumou Nga
Dans une prise de position vigoureuse, Abdelaziz Mounde Njimbam affirme ne « rien devoir à la maison des couards » et récuse toute tentative de marginalisation dans l’espace médiatique et politique. Il soutient que si Issa Tchiroma Bakary a remporté l’élection présidentielle d’octobre 2025 sur la base d’éléments « clairs et probants », il continuera de le dire et de défendre cette vérité sans concession.
Rejetant les accusations de tribalisme, Mounde Njimbam salue par ailleurs le parcours de Maurice Kamto, qu’il décrit comme « une perle rare de la vie politique camerounaise et africaine », ainsi qu’une fierté académique nationale. Il affirme vouloir œuvrer pour un rapprochement entre les deux hommes afin de constituer un front commun en faveur du changement au Cameroun.
L’auteur prend également ses distances avec un panafricanisme qu’il juge dévoyé lorsqu’il cautionne des régimes autoritaires ou s’aligne sur des puissances extérieures. Il revendique au contraire un héritage humaniste inspiré de figures telles que W.E.B. Du Bois, Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, Ruben Um Nyobè, Patrice Lumumba, Kwame Toure ou Miriam Makeba.
Mounde Njimbam rappelle enfin qu’il ne reniera jamais ses engagements politiques, qu’il ne cherchera pas la conformité opportuniste et qu’il restera fidèle à ses convictions, fruit, dit-il, d’années d’étude et de formation. Sa tranquillité, affirme-t-il, est celle de « celui qui a choisi son chemin avec ses épines et ses ronces ».
Abdelaziz Mounde Njimbam est un communicant et analyste politique connu pour ses interventions sur les enjeux démocratiques, la gouvernance et le panafricanisme. Sa sortie intervient dans un climat politique tendu, marqué par les débats sur la présidentielle de 2025 et par les fractures internes de l’opposition. L’assassinat d’Anicet Ekane, sur lequel l’auteur prend également position, continue d’alimenter de fortes crispations dans la société civile et les milieux militants.
