Par Joël Onana
L’ancien ministre de la Culture Jack Lang est visé par cette procédure, aux côtés de sa fille, Caroline Lang. Les investigations cherchent à déterminer l’existence d’éventuels flux financiers irréguliers et à en établir l’origine ainsi que la destination.
Selon des sources proches du dossier, les investigations se poursuivent afin de préciser les responsabilités éventuelles dans cette affaire à forts enjeux politiques et médiatiques.
Une perquisition a été menée ce lundi 16 février en fin de matinée à l’Institut du monde arabe par le Parquet national financier (PNF), dans le cadre de son enquête visant Jack Lang, a indiqué l’institution, confirmant une information du Le Figaro. L’opération intervient dix jours après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant l’ancien ministre de la Culture et sa fille, Caroline Lang.
Jack Lang a quitté la présidence de l’Institut du monde arabe le 7 février, peu après l’annonce de cette procédure judiciaire. Celle-ci porte sur « les faits révélés par » Mediapart « relatifs à Caroline et Jack Lang » et leurs liens financiers présumés avec Jeffrey Epstein, a précisé le Pnf.
Au cœur des investigations figure la création, en 2016, d’une société offshore par Caroline Lang avec l’homme d’affaires américain. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche et publié le 15 février, Jack Lang affirme : « Jeffrey Epstein a proposé de créer un fonds pour acheter les œuvres de jeunes artistes. J’ai trouvé que c’était une bonne idée. Pour le reste, je ne m’en suis pas occupé. » Son nom apparaissait toutefois dans les statuts de la société. L’ancien ministre se dit « blanc comme neige » et dénonce « un tsunami de mensonges ».
