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France | Nicolas Sarkozy continue de jouer les conseillers de l’ombre du RN

Après Jordan Bardella, Nicolas Sarkozy multiplie les rencontres avec les figures du RN et les exhorte à ne pas craindre une dissolution.

by world top news
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Par Arlette Akoumou Nga

Nicolas Sarkozy n’en finit plus de rencontrer certaines des têtes du Rassemblement national. Après Jordan Bardella, c’est au tour de Sébastien Chenu, vice‑président du parti, de s’asseoir à sa table. Une rencontre tenue loin des caméras, révélée par Le Canard enchaîné dans son édition du 30 juillet, et qui en dit long sur la stratégie de l’ancien président : rester, malgré tout, au centre du jeu.

Et l’hebdomadaire de rapporter les conseils du premier au second : « Il ne faut pas craindre une dissolution, car si vous gagnez les élections législatives, vous aurez l’expérience du pouvoir avant 2027. C’est ce qui vous manque, et vous remédierez à ce doute, qui reste ancré dans l’opinion, sur votre compétence. » Et d’ajouter : « Vous pourriez même parvenir à régler le problème judiciaire de Marine Le Pen pour 2027 par un texte d’amnistie. »

Rencontre avec Jordan Bardella

Sébastien Chenu n’est pas la première tête de l’extrême droite reçue par Nicolas Sarkozy. Plus tôt ce mois-ci, Le Point racontait déjà sa rencontre avec Jordan Bardella… Qui suivait, d’ailleurs, une autre rencontre, avec le même Sébastien Chenu susmentionné.

Mardi 1er juillet, donc, l’ancien président de la République recevait le député européen d’extrême droite, à l’occasion d’un café dans ses bureaux, rue de Miromesnil. Celui-ci a duré près d’une heure. Jordan Bardella, qui ne cache pas son admiration pour l’ex-chef de l’État, poussait dans le sens d’une telle rencontre depuis longtemps. Il lui avait notamment adressé son soutien au moment du retrait de sa Légion d’honneur, déclarant : « Cette décision me choque. J’ai le sentiment, comme beaucoup de Français, qu’il y a une volonté de l’humilier. On peut combattre juridiquement et politiquement quelqu’un, mais je crois qu’il ne faut pas oublier non plus les services qui ont pu être rendus à la France. » Une rencontre qui n’avait pas plu à tous côté LR.

Rappelons que, alors qu’il était toujours chef de l’État en exercice, Nicolas Sarkozy avait accueilli à l’Élysée Jean-Marie Le Pen, alors, pour sa part, toujours dirigeant du Front national – le tout, dans le cadre de consultations des responsables de partis politiques. En 2012, il avait aussi choqué en déclarant que Marine Le Pen était « compatible avec la République ».

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