Par Sandra Embollo
Au bout du fil, un même dépit. « Ne me dites pas qu’il a recommencé ? Quel gâchis… » soufflent invariablement ses anciens ― et nombreux ― avocats. Il faut dire qu’à 47 ans, dont 28 passés en détention, Achref S. en a croisé un certain nombre. Tous se souviennent d’un « type incroyablement astucieux et culotté », « s’exprimant bien », « doté d’une mémoire phénoménale, d’un QI très élevé ». Et d’un palmarès judiciaire hors norme.
Incarcéré pour la première fois à sa majorité, en 1997, ce Marseillais d’origine tunisienne n’a plus connu l’air libre depuis ― hormis de rares permissions dont il a parfois tardé à revenir : des condamnations pour évasion qui sont venues s’ajouter à des dizaines d’autres, 57 à ce jour.
